vendredi 23 mai 2008

Extrait 14



Toujours le même refrain :


YOU ARE A VERY STUPID GIRL, YOU KNOW ?
YES I KNOW, WHAT IS THE PROBLEM SIR ?



J'aimerais bien / Pourquoi pas / Tant pis
Mauvaise idée / C'est pas grave / C'est rigolo
J'aime ça / Ça un peu moins / En fin de compte
Finalement / J'aime pas / Je supporte plus

Art Save, do you remember ?


YEAH YEAH YEAH !
HAPPY FACE MY FRIEND !
FOREVER & TOGETHER


Oui on fera le tour de l'Europe sur nos vélos cabossés.
Toi & Moi c'est Chaussett' Sale & Jappy Fruit.
J'espère qu'on se perdra pas de vue, oh ça non !



" Je te donne toutes mes différences
Tous ces défauts qui sont autant de chance
On sera jamais des standards, des gens bien comme il faut
Je te donne ce que j'ai & ce que je vaut "

Notre pote J.J.G --> We love U.
[Heureusement que tu es là pour me bercer durant ces nuits emplies de solitude et de larmes ]


J'ai peur qu'Il l'ai lu. Je flippe ma race pour les contrôles de la semaine prochaine.

Je voulais pas Leur faire lire, pas à Eux, surtout pas à .
C'est pitoyable, c'est petit, c'est minable, R I D I C U L E !

J'ai pas envie, je veux pas.

Mais bon Dieu qu'est ce que je fous encore ici ?!

"Dieu a disparu en 1932 et est revenu en 1938". O K A Y.


A R G ! Je suis dégoutée. On y sera pas en même temps. T'es pas drôle sérieux.

Merci d'être présent, frangin.

Photo is mine

samedi 17 mai 2008

Extrait 13



N'allez pas voir cette américanerie stupide !

Ah ! Le cinéma n'était plus ce qu'il était...avant.

(j'aime pas le mot "avant" je dois être trop nostalgique)

Les Marvel c'est toute ma jeunesse ! Beaucoup n'apprécie pas ce genre de film mais oui ! Je suis une de ces fans de super-héros et de super-effets spéciaux.


J'aime ça aussi.

L'intelligence n'est pas un privilège, c'est un don.
Spiderman

- La vie c'est dûr tout le temps ? Ou c'est seulement quand on est petit ?
- C'est toujours comme ça.
Léon

Alors c'est ça être adulte, avoir un compteur qui affiche 210 et jamais dépasser le 60?
Jeux d'enfants

Ce soir là j'ai découvert que la plupart des êtres qu'on pense méchants ou malfaisant sont tout simplement très seuls... Et manquent de savoir vivre.

Big Fish


18 en espagnol et 5 en anglais .... cherchez l'erreur.



Photo is mine

Extrait 12



Je suis donc considérée comme une indésirable ?!


Tant pis.


C'est peut-être facile de dire que l'on regrette, que l'on voudrait s'excuser, repartir à zéro et pourtant...j'aimerais bien avoir le courage de le faire.

Mais je me sens ridicule et honteuse.

YOU ARE A STUPID GIRL.

Pas facile non plus d'aller vers les gens sans sa carapace dure comme du béton. On dit qu'ils ne mordent pas. Ah bon ?!

Sache que moi aussi je suis honnête (peut être un peu trop franche, parlant plus vite que mes pensées, je te l'accorde) mais je ne sais pas mentir. Même lorsque j'étais petite. On dit aussi qu'il y a des mensonges parfois nécessaires, je n'y arrive pas non plus. Même quand il s'agit de faire une blague à quelqu'un ou de "jouer le jeu", impossible.

C'est dingue ce qui circule sur le net.
Cela se pourrait-il que l'on n'est plus de vie au point de devoir tout se dire par msn ou par ces blogs stupides ? la toile est immense, on tombe par hasard sur certaines choses (et oui je tiendrais ma langue cette fois! ) et on apprend à connaître la personnalité de certains gens qui restaient jusque là dans l'ombre et dans mon ignorance. J'aime bien ça.

Je m'en veux et c'est énorme comme je suis ridicule.



OUI JE SUIS UNE CONASSE ! VOUS VOUS FAITES PASSER LE MOT ET VOUS MOURREZ D'ENVIE DE ME LE DIRE ? ALLEZ-Y ! OU PENSEZ LE SIMPLEMENT DE TOUTES LES FACONS
JE LE SAIS.




OUI je suis un peu allumée sur les bords, j'ai un pet au casque, j'ai un brin (ou un grain), je n'ai pas la lumière à tous les étages, j'ai une araignée au plafond, on m'a sûrement bercé trop près du mur ou j'ai été finis à la pisse.



OUI je tente de m'intégrer parmi tous ces pseudos-babs-glandeurs-yipie-je-fume-des-pets-et-je-suis-heureux.


OUI je tente de me faire d'autres amis que ceux que j'ai déjà.



OUI je pense à voix haute et je dis tout ce que tout le monde pense tout bas.



OUI j'ai une grande gueule et je parle sans réfléchir, plus vite que mes pensées.



OUI je sais que cela est un défaut mais vous aussi vous en avez sûrement qu'il est difficile de corriger non ?


OUI je suis une coincée et frustrée de la vie car j'ai de l'asthme et que je deviens myope donc je ne serais jamais pilote de l'air.


OUI moi aussi j'écris des poèmes mais je trouve cela prétentieux de le dire alors je me suis tus alors que Leurs* regards se tournaient vers moi.



OUI j'essaye de vivre tous les jours avec le sourire et il m'arrive très souvent de faire semblant et cela me déçoit que mes amis ne le remarque pas.





[Et ils commencèrent par retirer des cantinières...]


Photo is mine.

dimanche 11 mai 2008

Extrait 11



On a essayé de s'inventer un jeu comme avant, c'était bien !

Et aussi la lune était belle ce dernier soir. deux étoiles l'accompagnaient, quelles chanceuses !

Je suis jalouse de ses mots ! J'écrivais si bien paraît-il ?!
C'est fini.
Ils ne viennent plus aussi aisément, c'est dur pour moi de les rassembler sur une feuille blanche afin qu'ils aient un sens une fois réunis tous ensemble.
Je n'arrive plus à dire ce que je voudrais. ils sont longs à me parvenir et à ensuite formées des phrases à message, ou même des toutes simples.
Cela ne veut plus rien dire.
Je ne le serais jamais.
Tant pis.


Je fais n'importe quoi, j'ai honte.

Désolé.

Bonne nuit.

vendredi 9 mai 2008

Extrait 10


SOBIBOR

Cette funèbre appellation est gravée en moi telle les inscriptions éternalisées sur les pierres tombales.
Une douleur aigüe parcourt les veines qui recouvrent l'ensemble de mon corps.


Jean Molla est un artiste de la Littérature Française.


J'ai envie de courir pieds nus dans la neige et de gueuler jusqu'à ne plus avoir de voix du tout.
J'ai envie de boire jusqu'à être inconsciente.
J'ai envie d'être le 20 mai.
J'ai envie d'oser.
J'ai envie de fuguer.
J'ai envie de retomber amoureuz'.

jeudi 1 mai 2008

Extrait 9



"Sur ma poitrine une lumière rouge
Je t'attendais, je n'ai pas peur "


On gueule "On s'en fous" dans la maison, c'est b o n - au moins autant que le jamb o n.

J'aimerais être une petite sphère acidulée, toute colorée, tel un dragibus, tout b o n , tout sucré, tout mignon, tout joli.


J E-L E-V I S-B I E N. C'est tout.



"Et des traces de premiers rendez-vous
Qui donnent le rose aux joues"



Je le sais très bien que Tu* le garderas ce sourire niais sur ces lèvres. Ce sourire que Moi* j'aime bien.
Je sais que Moi* aussi je l'aurais un jour ou l'autre C E sourire niais débordant de joie qui parle pour nous sans que nous ayons le pouvoir de le faire taire, C E sourire..


Sou/R/P/ires de l'été.



dimanche 27 avril 2008

Extrait 8



Maintenant que vient un bel et long été,
Ma chair, tes mignons petits bourrelets
Ne te sont plus d'aucune utilité.

Toutes ces filles en maillots de bain,
Avec leurs longues jambes sans fin,
Qui te font éternellement rêver,
Car tu n'es pas épilée.



Va montrer à ta mère,
Pour qu'elle y voit plus clair
Sur ton état désespéré
Et ta triste mentalité.



J'espère que de nos vers, on ne réveillera pas notre Papa,
Il n'y a aucun risque pour ça
Car en écoutant notre douce poésie
Notre famille au complet s'est endormie.



Ôde au kéké

Mon tendre kéké tu es foutu
Car de ton jardin tu as fais la rue
Désormais il faut que tu cesses
Des filles, de regarder les fesses
Maintenant stop ces regards
Qui ne vise que leurs nibards.
Avec ta musique à fond,
Tu te prends pour un champion
Tu n'es qu'en réalité
Qu'un pauvre demeuré
Désespérément, tu tentes encore
De passer pour le plus fort
Mais sais-tu ce que l'on dit,
D'un mec qui s'invente des amis ?
Tu n'es qu'à nos yeux lassés
Un déchet de l'Humanité.

Ps : Si Toi kéké tu lis cela
Peut-être vexé tu seras
Car nous t'avons enfin révéler
Ta véritable identité


[by Chaussette Sale* & Picbille*]

Extrait 7


Parce que sans le latin, ça Vous* va si bien !

Un prêtre qui se casse la gueule à a messe, ça serait pas bon ça ?!

Et juste que pour aller sur Msn le Dimanche midi (Jour du Seigneur, paix à ton âme !) il faut vraiment pas avoir de Vraie Vie !

On devrait Interdire ("Il est interdit d'interdire"[?!]) les jeunes hommes qui ont de si belles mains dans un endroit public, ça d i s t r a i t.


Je sais qu'il faut que je me remette à la guitare et à l'écriture avec plus d'assiduité.

Et ça y est il fait beau pour de vrai, les gens dans la rue sourient tous seuls, le soleil tape sur nos épaules nues et l'herbe restera fraîche.

La rentrée se comptait en D O D O, mais maintenant elle peut se compter en heures tellement qu'elle est proche. ["C'est bien Cécile, ça veut dire que t'as fais des progrès !"]

Et voilivoilou (comme qui dirait quelqu'un que je connais très bien).

Ces mains étaient fines et gracieuses. On aurait dit celles d'un artiste peintre ou d'un sculpteur. Le reste n'était rien comparée à la beauté de ces membres. Des doigts allongés, blancs, splendides. Extraordinaire. Des mains pareilles n'existent pas dans la Vraie Vie.

samedi 26 avril 2008

Extrait 6




PARCE QUE MATT DAMON EST BEAU ET POUR LE SENS DU MOT CHARMANT LA ON SE DISPUTE PLUS DU TOUT DU TOUT.

PARCE QUE EN ALLANT FAIRE DU VELO ON S'EST FAIT COURSER PAR UN CHINETOK' TROP BIZARRE. > il reluque mes seins ce con ! <

PARCE QUE MON VELO C'EST DE LA M*****. IL EST BEAU MAIS ... IL ROULE PAS !

PARCE QUE J'AI PEUR DE RE-CROISER LE CHINETOK' FOU CE SOIR AU CINOCH'.

PARCE QU'IL A FALLU QU'ON VIENNE NOUS AIDER A REGLER CES HISTOIRES DE VELO QUI MARCHENT JAMAIS QUAND ON PART POUR LA PREMIERE FOIS POUR UNE VRAIE BALADE !

PARCE QUE J'AI TRANSPORTE POUR LA PREMIERE FOIS QUELQU'UN SUR MON GARDE-BOUE. (?)

PARCE QUE J'VAIS ALLER FAIRE LES CREPES, COMME D'HAB'. MAIS IL PARAIT QU'ELLES SONT BONNES ALORS JE CONTINUE QUAND MEME.

PARCE QUE LES MOTS NE VIENNENT PLUS AUSSI FACILEMENT SOUS LA PLUME ET DANS LA TETE.

PARCE QUE J'AI TROP DU MAL A TAPER SUR CE FUCKING CLAVIER.

PARCE QUE I WANT TO SPEAK ENGLISH BETTER I SPEAK NOW.

PARCE QUE.....SI ON TE DEMANDE, TU DIRAS QUE TU SAIS PAS !!

ET AUSSI PARCE QUE SI TU T'ENNUIS, POSE TA CHEMIZ' ET DANCE DESSUS.

vendredi 25 avril 2008

Extrait 5

Aujourd'hui grande aventure : aller à la médiathèque (qui est en ville) en vélo avec Ma Starlette*.

C'est une chochote ce petit bout de jeune fille qui commence à grandir pour de bon, pas de freins à son vélo ni à son imagination, ni à son écriture et ni à ses rêves.

Elle grandit un peu vite à mon goût et j'aimerais encore avoir le courage de lui poser cette question fatale, à laquelle aucune de nous ne résistait à l'époque* : "On joue ?".

C'est ce lien entre nous et cet autre monde que l'on s'est crée à deux, un endroit où tout est possible, où tout existe, où nos pensées les plus folles prennent vie, qui nous tenait accroché l'une à l'autre.

Sur des rythmes endiablées nos héros prenaient vie à travers nous.

Comme possédées par ces êtres imaginaires, de romans, de BD, de films, nous j o u i o n s & nous j o u i s s i o n s d'un bonheur exquis et démesuré.

C'était notre façon d'exister, de s'aimer, de se comprendre, de rire, de s'amuser et de mettre en commun nos goûts et nos couleurs de vie.

Une fois la porte fermée, la musique à d o n f* entre ses quatre murs, nos rêves les plus gue-din prenaient formes. On pouvait avoir des pouvoirs de super-héros, vivre dans une société totalement utopique, être des stars de la chanson ou du cinéma, être belles et aimées.

Dans le jardin des Grands-Parents*, les sauterelles avaient chacune un prénom, le moineau s'appelait Roucool (comme le Pokémon que l'on adorait), les bambous devenaient des arcs, les bâtons des armes à Tortue Ninjas* ("c'est moi Raphaël, pas le droit de contredire !"), la grande pelouse un gigantesque champ de bataille, le balcon un bateau bravant les mers et les tempêtes, le sous-sol le QG des espions et les outils du Papi* des super-machines futuristes, le champ du fond pleins d'orties une savane africaine.

C'était la belle* époque comme on dit. où tout était facile et abordable.

En vélo, elle hésite à rouler sur la route comme les Grands alors elle préfère rester sur le trottoir.
Comme dans la Vraie* Vie* (avec 2 grands V).

Profites de ta chance, ch'tit Cookie*, tu es petite ( et tout ce qui est petit est mignon ; ) ), belle, douée en un tas de choses alors ne perd pas ton temps avec pouf-land-2-monod-attitude et fonce ! Tu es capable de tout, baisse la tête et fonce droit devant. Soit Toi* avec tes défauts et tes qualités. Ma* p'tite Pocket's pouf qui me fait tant rire & dont je suis tant jalouz' ; )
Et ne t'inquiètes pas, un Jour* tu te poseras sur TON étoile.
Et parce que je suis curieuse de savoir ce qui se passe dans ta vie au collège et de ce que tu écris sur ce carnet orange qui relate tes folles aventures.
Et aussi parce que partager ça* avec les 2 frangins* c'est tip-top-cool-délire-fun-grave-ma-poule !
Et que être 4 enfants totalement déjantés chacun à sa manière, ça a du bon au fond !
Et les repas tous les 6 où on prend du bon temps à faire les imbéciles et à rigoler comme des baleines me manquent la semaine.
Mais ça* Vous* ne le savez pas.

"Pourquoi c'est toujours Toi* qui choisis les musiques ?"
" Et là on dit que c'est Moi* qui gagne !"
" C'est Moi* Wolwerine [...] prends celui-là Tu* l'aimes bien, non ?!"
"On joue ensemble ou pas là ?"
"J'en ai une, elle s'appellera [...]"
"Si tu connais la réponse pourquoi poses-tu la question Charles ?"
"Parce que cela n'existe pas le pays de la paix et de la tolérance"
"Bon-bon bonjour" (l'inoubliable voix de Stitch)
"AAA tchoubania kabadi tchibada, ouuuu ignahasaaa"
"Originale ta casquette"

Après des images pleins la tête, on était appelée pour manger, on les rejoignait et on souriait, heureuses*, rêveuses* et terriblement déçues* de revenir à la réalité et de constater que tout que nous avions inventé n'existait pas dans la Vraie* Vie* (éternellement avec 2 grands V).

Pour combler ce vide, nous continuons de lire, d'écrire, de regarder des films qui nous transportent ailleurs en compagnie de ces Héros* qui nous plaisent encore & toujours.

Et même que j'ai failli Te* perdre. Autruche cruciforme va !

[With you, I hope Forever Together]

jeudi 24 avril 2008

Extrait 4



AIE*


Parce que le taboulet est un plat qui fait sourire.

Parce que je suis amoureuse de Indiana Jones et de Ian Solo (en gros d'Harrisson Ford qui, entre nous, commence à se faire vieux ).

Parce que super-héros = super-utopie.

Parce que Walt Disney n'est plus autant.

Parce que je sais.

Parce que Noir & White*.

Parce que je suis.

Parce que Nous* sommes.

Parce que Baudelaire est ma nouvelle idole.

Et parce que Vous* étiez.

mardi 22 avril 2008

Extrait 3 --> éphémère


Parce que de toutes les façons, par de simples mots effacés, je sais très bien que je ne fais plus partie de

LEUR

soit disant

Happy Land*
.


Merci [quand même].


Déçue ? Mëme pas *

samedi 12 avril 2008

Extrait 2


"C'est ici que disparaît la Liberté, sous une pluie d'applaudissements"
Padmée Amidala, Star Wars "La revanche des Siths"

J'ai redécouvert une chanson que je cherchais depuis longtemps : http://fr.youtube.com/watch?v=7bVmvOLhI8A&feature=related
--> j'adore

Le quad a été inventé par un mec qui a perdu son fils en montagne. Il n'avait aucun moyen de transport pour aller le chercher.

Même en appréciant le gentil, Elle en pincera toujours pour le mauvais garçon qui incarne la Liberté qu'Elle n'a pas. Elle admire et jalouse son cran, son caractère je-m'en-foutiste, sa nonchalance et son vagabondage. Elle l'accompagnera au moins pour vivre ce que son environnement familial ne lui permettra jamais. Celui-ci l'aidera à trouver le courage pour braver les interdis et dépasser ces limites qu'on lui a inculqué depuis son enfance.

Parce que Jeudi était la meilleure journée de la semaine.

L'Allemagne doit être resplendissante aujourd'hui.

dimanche 30 mars 2008

Extrait 1

juste le début de quelque chose.


une histoire ? non.


un scénario ? non.


un roman ? encore non.


un conte pour enfants ? toujours non.


alors quoi ?


une nouvelle ? une BD ? un poème ? une épopée ?


NON ! NON ! NON ! là tu te dis que je suis contrariante.


juste un écrit sans nom, sans forme, sans but, sans titre, sans début, sans fin, sans personnages, sans lieux, sans trame...


étrange, originale, sensas', bizarre, illisible, marrant, incompréhensible ...? peu importe.


en tant que lecteur, tu dois te sentir à l'aise avec ce que tu lis, tu as une sensation de complicité avec les protagonistes, tu te reconnais dans telle ou telle personnalité, pas ici.


gênant ? tant pis.


si c'est le cas, arrête ta lecture ici, ce n'est pas grave, moi ça ne me gêne pas.


intrigué je sais que tu poursuis la lecture de ces lignes. Mes yeux sont à travers ces mots, je te vois, je perçois ton regard étranger sur cet écrit.


je te parle directement lecteur.


tu es sous mon influence, mon pouvoir.


là tu es révolté genre " nan mais personne n'a la main sur moi ! personne ne me contrôle ! je suis un être avec ses libertés ! " etc etc blablabla on connait le discours du révolté primaire avec l'argument des droits de l'Homme et du Citoyen ( livre de chevet du pseudo-révolutionnaire ).


mais, à moins que je ne me trompe, tu continues tout de même, non ?!


héhé, je suis maître de tes sentiments et de ces mots.


je peux faire de toi un lecteur triste, amoureux, joyeux, inquiet, effrayé, en haleine, lassé, riant aux éclats, pensif etc etc...


là tu es jaloux ou tu te demandes vraiment ce que tu es entrain de lire, ne t'en fais pas, il y a une fin ( ce n'est pas forcément vrai mais l'écrivain se doit de mentir un peu et d'embellir ces lettres pour que tu restes jusqu'au bout ).


pourquoi as-tu choisis de bouquiner ceci ? pris par hasard ? conseillé par un ami ? vu sur une publicité dans le métro ? pour te distraire dans la salle d'attente de ton ophtalmo ? afin de ne pas entendre ton prof de maths ?


je pourrais trouver encore de nombreuses raisons mais tu as la tienne ( il y a de nombreuses chances pour que je ne l'ai pas citée ).


il doit être difficile de s'intégrer dans le monde de l'écrivain dont on dévore ( ou dont on brûle dans la cheminée ) le chef-d'oeuvre ( ou ce qui te sers comme distraction aux toilettes ).


en bref, chaque écrivain a son style et sa délicatesse à poser des mots et des phrases, embellies au maximum pour te favoriser la lecture, sur des pages blanches ( qui sont censées ne plus l'être après ).


j'espère que le mien ne te déplait pas.


STOP ! TAIS-TOI !


tu oublies que mes yeux et mes oreilles font partis de ce qui fait que cet écrit est (de) moi. je t'entends penser, je te vois froncer les sourcils, s'il te plait garde tout cela pour ton toi profond. ce n'est pas que ton avis ne m'intéresse pas mais aujourd'hui je ne veux pas savoir, un autre jour peut-être.


je sais ce que tu dis là " mais n'importe quoi ! ça se trouve je ne vais le lire qu'une seule fois son truc ! "


j'avais anticipé cette réaction de la part d'un pauvre lecteur pitoyable comme toi.


là tu pries pour que je ne parle pas de toi mais des autres lecteurs qui auraient pu passer par là avant toi.


ce n'est pas grave tu sais. chaque lecteur a sa sensibilité.


j'avoue que c'est le plus dur à gérer.


il y en a certains que je dois faire pleurer de rire, d'autres pleurer de tristesse, d'autres encore préfèrent se sentir anxieux et inquiets, d'autres aiment réver du prince charmant ou d'une interminable plage de sable à Thaiti.


j'ai un emploi du temps ultra-chargé mine de rien !


vous êtes tous tellement différents.


je parle comme si le "vous" était une espèce à part.


il y a quand même, malgré ce que certains peuvent dire sur le sujet, un fossé qui nous sépare, lecteur.


j'écris j'écris, tu lis tu lis. nous nous complétons mais ça en reste là.


je suis derrière un écran ( pour les modernes ) ou avec une plume, à gratter du papier toute la journée, je transpire à force de me casser la tête pour que tout soit parfais pour toi et aussi parce que le mouvement des bras devient fatiguant à la longue ( le prochain programme de Fitness pour mincir sera de faire écrire les gens toute la journée ). je ne bois que du café pour tenir le coup. je me fais refouler par des dizaines de maisons d'édition avant de trouver celle qui dira "votre style n'est pas désagréable à la lecture". je fais des schémas sur de grands tableaux noirs pour que mes enquêtes policières tiennent debout et en haleine. je vais à la rencontre de vieux gens qui bégaient pour avoir la réalité vraie de l'Histoire. je voyage pour la qualité de mes descriptions. je n'accomplis pas mon devoir de citoyen modèle-écolo car j'utilise énormément de papier et d'encre. je ne dors pas la nuit car "il faut que je finisse ce chapiiitreeeeuh" ( imagine la voix fatiguée, rauque du trop pleins de café ). j'attrape des rhumes car laisser la fenêtre ouverte quand je travaille, ça m'inspire. ma "bosse de l'écrivain" est bien au-dessus de la moyenne nationale. je sens mauvais, mal rasé (pour les hommes bien entendu), vêtu (plus ou moins en fait) simplement d'une vielle chemise, d'un caleçon et de chaussettes de tennis. les écrivainEs sont mieux habillées car ce sont des femmes (je suis navrée d'être réaliste) et toujours un peu plus que leurs concurrents mâles. je m'aide des écrits des autres car eux, ils auront déjà fait tout le travail précédent, ils seront déjà sortis chercher le courrier à moitié nu, les yeux enfoncés et des restes de pizza coincés entre les dents, leurs facteurs savent qu'ils sont écrivains, tout l'immeuble aussi alors c'est normal aux yeux de tous, sauf quand le voisin de palier invite sa charmante cousine à boire le café sur les coups de 14h, heure à laquelle l'hermite, d'un pas lent mais décidé, va ouvrir sa boite aux lettres. tant pis.


donc plagiat ? non, juste "pas folle la guêpe".


oui je peux te l'avouer que les bouquins de mes amis sont des pompes car de toutes les manières, ça se verra. tant pis. évite juste de le crier sur tous les toits.


toi lecteur, tu es là allongé avec un thé, un oreiller moelleux, une couette bien trop grosse pour toi tout seul (peut-être ne l'es-tu pas mais cela ne me regardes pas).


peut-être lis-tu avec de la musique dans les oreilles, c'est vraiment dommage. bien que j'admire les gens qui peuvent faire ces deux actions-là à la fois (car, je n'en ai pas honte, j'en suis incapable), à mes yeux, c'est du gachis que de ne pas profiter pleinement d'un bon livre (même s'il est vraiment nul), pour simple respect de l'auteur et de la difficulté que je t'ai démontré précedemment.


une fois ta lecture finie, que fais-tu ? tu le conseilles ? tu le ranges ? tu le rends à la médiathèque ? tu le gardes encore quelques minutes dans tes mains, tu le retournes plusieurs fois comme pour admirer l'objet en lui-même (ou pour être certain d'avoir bien compris de quoi ça parlait ?).


et si tu n'as pas aimé ? essayes-tu de comprendre pourquoi ou le ranges-tu vite fait comme si tu ne l'avais jamais ouvert, d'un geste rapide comme de honte?


je m'arrêterais là.


imagine un peu le nombre de visages différents que j'ai vu !


encore jaloux toi qui ne rêve que de voyager ? héhé !


mon pouvoir marche toujours.


mais j'avoue qu'il y a des minois plus agréables à regarder que d'autres, voir des nez de trop près m'est parfois désagréable.


le tien est sympathique (ton minois tout autant que ton nez).


merci de ta compagnie pendant ces quelques minutes.


tu n'as rien compris ? tu restes sans voix ? tant pis.


un écrivain est un maître, autant qu'un peintre ou qu'un sculpteur.


il a gravé pour toujours des mots sur des pages qui seront retournées, déchiffrées, déchirées, incomprises mais reste désormais un simple nom sur une couverture ou dans les manuels de français.


il reste dans les mémoires de tous par de simples mots posés avec poésie, entourés d'un pouvoir (ce fameux pouvoir !) attracteur, envoutant et charmeur.


aucune personne qui écrit n'est "un écrivain parmis tant d'autres".


sur ce, retiens ce que tu veux prononcé par hasard ( pas tant que ça ) dans ces paroles à la volée.


lui est là, présent dans chaque phrase lue, dans chaque regard admiratif d'un lecteur amoureux de littérature et qui se dit "je veux écrire et devenir éternel".


encore mieux qu'un élixir de vie ou une fontaine de jouvence, tout ou rien.


aucun but, aucun message particulier.


a toi de le décrypter s'il est présent.


"ne pas oublier, juste être graver autre part que sur une pierre tombale ou un certificat de décès".